17.01.2006
"The Residence", Tunis: luxe, calme et volupté...
"The residence", située sur les côtes de Carthage, près de Tunis inaugure aujourd'hui une nouvelle rubrique consacrée aux plus beaux hôtels de luxe du monde. Comme pour tout germanopratin qui se respecte, le monde est un vaste village (à l'exception de la rive droite dont il se méfie comme tout germanopratin qui se respecte ...aussi), et c'est donc par la Tunisie que commence ce voyage virtuel auquel je vous convie.
Nous avions réservé pour deux semaines dans le palace voisin, ouvert quelques jours
plutôt. De là, nous apercevions "The Residence", imperturbable oasis de luxe. De là, nous rêvions de "The Residence". Il faut dire que notre 5 étoiles n'avait de 5 étoiles que la dénomination malgré le gigantisme du lieu et la présence de Julio Iglesias dont ne cessait de s'enorgueillir l'hôtel.
Le germanorpratin étant un aventurier dans l'âme (dans l'âme seulement), un après-midi
nous décidons de nous rendre à "The Residence" par la plage. Bien qu'y arrivant ruisselants de sueur, pour cause de chaleur inhabituelle pour le germanopratin, nous y sommes reçus comme les prestigieux clients que nous croisons en arrivant. Imperturbable. Le germanopratin sait être constamment imperturbable. Le germanopratin a retenu la leçon de Jean-Paul Belmondo dans Itinéraire d'un enfant gâté. Quelques heures plus tard, nous déménagions pour 3 semaines de rêve...
D'abord, quelle que soit la brochure que vous consulterez, "The residence" vous sera présenté comme le plus bel hôtel de Tunisie. Permettez-moi de vous dire que c'est un euphémisme. Une fois
franchie l'entrée, ornée de torches enflammées, vous voilà arrivés dans les contes des 1000 et 1 nuits. Ne vous fiez pas à son nom. Rien à voir avec une résidence. Rarement service aura été aussi personnalisé. Evidemment amateurs de clubs avec gentils organisateurs et de Marcel passez votre chemin. Ici, on ne crie pas, on murmure. Ici, l'élégance est de mise. Ici, c'est "luxe, calme et volupté". Ici ce n'est pas Jean-Claude Duss (ou alors son interprète) mais ce sont les chefs d'Etat, hommes politiques et autres éminents clients qui s'y cotoient, parfois même de récents adversaires politiques. Ici, on ne s'étonne de rien. Ici on ne s'exhibe pas, on se repose, on profite de chaque seconde.
Contrairement à certains palaces, que vous soyez puissants(rarement un endroit en aura contenu autant au mètre
carré)...ou un peu moins, vous serez traités à la même enseigne. D'alleurs, les chambres sont toutes identiques, à l'exception de quelques suites, un peu plus grandes. Le service frôle la perfection. La Thalasso est réputée pour être la meilleure de Tunisie. Les restaurants (3 restaurants, l'un sur la piscine, un autre gastronomique au bord de la piscine, et le troisième un somptueux restaurant asiatique) laisseront un souvenir indélébile à vous papilles aussi exigeantes soient-elles (Si, elles sont germanopratines, elles le sont forcément).
Et puis il y cette ambiance indicible unique: tamisée mais pas sinistre, luxueuse mais pas ostentatoire, le service prévenant mais pas exagéré, et surtout extrêmement personnalisé.
Plus qu'un séjour, c'est une expérience. J'y suis restée 3 semaines, sans voir le temps passer. Trois semaines
intemporelles et idylliques. Je n'y suis jamais retournée, c'était il y a quelques années. C'est un peu comme un rêve qu'on ne veut pas ternir.
Je vous conseille la soirée orientale pendant laquelle le temps suspend son vol. Je vous conseille bien sûr aussi de visiter Sidi Bou Saïd et Tunis, à quelques kilomètres de là, et de vous laisser envoûter par cet endroit unique au monde...
Seul bémol: la propreté de la mer qui rend la baignade délicate, voire impossible. "The residence"possède néanmoins une belle plage aménagée.
"The Residence" est membre de la prestigieuse chaîne "Leadings hotels of the world".
Site officiel de "The Residence"
Vous aussi êtes allés à "The Residence"? Laissez votre avis sur ce site!
photos: ©copyright The Residence Tunis 2004
Germanopratine
12:15 Publié dans Les plus beaux hôtels du monde | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Paris
05.11.2005
Le Sénat vu du Jardin du Luxembourg et la Place Saint-Sulpice
18:25 Publié dans Photographies germanopratines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris Rive Gauche
04.11.2005
Restaurant germanopratin de la semaine: l'Alcazar
Désormais chaque semaine votre journal germanopratin vous fera découvrir et vous recommandera
un restaurant...germanopratin bien entendu. Cette semaine: l'Alcazar, le chouchou du journal germanopratin.
Quelques raisons de choisir l'Alcazar:
1.Son cadre tamisé, moderne et chaleureux, signé Conran.
2.Sa cuisine, moderne sans être prétentieuse. Essayez le fish and chips ou le fondant au chocolat: classiques mais délicieux...
3. Sa mezzanine où vous pouvez dîner pour un prix moins élevé ou simplement venir prendre un verre.
4. Sa cuisine visible depuis le restaurant
5. Ses soirées régulièrement organisées à la mezzanine (voir le programme sur le site internet de l'Alcazar)
6. L'amabilité du personnel.
Notre avis: autrefois célèbre cabaret orchestré par Jean-Marie Rivière. Depuis 1998, date à laquelle Sir Conran a investi les lieux, l'Alcazar est un lieu branché sans la connotation péjorative que peut impliquer ce terme, un lieu incontournable au charme très germanopratin, où se côtoient la jeunesse germanopratine et les touristes américains.
Adresse: 62 rue Mazarine, 75006 Paris
Site internet: http://www.alcazar.fr
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ALCAZAR - Bar restaurant |
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22:40 Publié dans Restaurants germanopratins | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris
"Match point" de Woody Allen: le film de la semaine sélectionné par le journal germanopratin
Désormais chaque semaine votre journal germanopratin sélectionnera et vous recommandera un film à l'affiche à Saint-Germain des Prés. Cette semaine: "Match point" de Woody Allen.
Un film de Woody Allen c’est un peu comme l’étaient les films de Melville, de Sautet, de Hitchcock et de quelques autres, aussi diamétralement opposés que soient leurs styles, qu’ils soient excellents (ils le sont presque toujours) ou un peu moins, nous savons d’avance dans quel genre de film, dans quelle forme filmique nous allons nous plonger, avec délectation d’ailleurs, car c’est aussi, surtout, pour cela que nous y allons : le signe distinctif d’un cinéaste immédiatement reconnaissable. Cette fois pourtant, tout en excellant dans son domaine, plus que d’habitude encore peut-être, Woody Allen réussit à nous surprendre, en s’affranchissant des quelques « règles » qui le distinguent habituellement : d’abord en ne se mettant pas en scène, ou en ne mettant pas en scène un acteur mimétique de ses tergiversations existentielles, ensuite en quittant New York qu’il a tant sublimée. Cette fois, il a en effet quitté Manhattan pour Londres, Londres d’une luminosité obscure ou d’une obscurité lumineuse, en tout cas ambiguë…cadre idéalement paradoxal pour ce jeune prof de tennis d’origine modeste embauché dans un club huppé où il sympathise avec le fils d’une riche famille, tout en s’éprenant d’abord de sa sœur, ou du moins en feignant de s’en convaincre, à défaut de nous en convaincre,…avant de rencontrer la fiancée de ce dernier, actrice sans emploi de son état, rencontre qui engendre une passion suffocante. Raconter ainsi « Match point » serait décrire une histoire de passion parmi d’autres (passion dont il filme d’ailleurs et néanmoins brillamment la frénésie claustrophobique que sa caméra épouse, et l’irrationalité ) pourtant dès le début s’immisce une fausse note presque imperceptible, sous la forme d’une récurrente thématique pécuniaire, symbole du mépris insidieux, souvent inconscient, que la situation sociale inférieure du jeune prof de tennis suscite chez sa nouvelle famille, et du sentiment d’infériorité que cela suscite chez lui, fausse note qui va aller crescendo jusqu’à la dissonance paroxystique, dénouement de cet opéra filmique, forcément tragique, forcément grandiloquent.
C’est aussi le film des choix cornéliens, d’une balle qui hésite entre deux camps : celui de la passion d’un côté, et de l’amour, voire du devoir, de l’autre croit-on d’abord, celui de la passion d’un côté et de la réussite sociale de l’autre réalise-t-on progressivement. C’est aussi donc le match de la raison et de la certitude sociale contre la déraison et l’incertitude amoureuse. A travers le regard de l’étranger à ce monde, Woody Allen dresse le portrait acide de la « bonne » société londonienne avec un cynisme chabrolien auquel il emprunte d’ailleurs une certaine noirceur et une critique de la bourgeoisie digne de La cérémonie que le dénouement rappelle d’ailleurs.
Le talent du metteur en scène réside également dans l’identification du spectateur au héros et à son malaise croissant qui, aussi odieuse soit-elle, trouve finalement la résolution du choix cornélien inéluctable. En ne le condamnant pas, en mettant la chance de son côté, la balle dans son camp, c’est finalement notre propre aveuglement ou celui d’une société éblouie par l’arrivisme que Woody Allen stigmatise. Parce-que s’il aime la jeune actrice, il aime plus encore l’image de lui-même que lui renvoie son épouse : celle de son ascension.
Il y a aussi du Renoir dans ce Woody Allen là qui y dissèque les règles d’un jeu social, d’un match fatalement cruel. Woody Allen signe un film d’une férocité jubilatoire, un film cynique sur l’ironie du destin, l’implication de la chance, chance qui se trouvait déjà au centre de La fille sur le pont de Leconte. Le fossé qui sépare le traitement de ce thème dans les deux films est néanmoins immense : le hiatus est ici celui de la morale puisque dans le film de Leconte cette chance était en quelque sorte juste alors qu’elle est ici amorale, voire immorale, …pour notre plus grand plaisir. C’est donc l’histoire d’un crime sans châtiment dont le héros, sorte de double de Raskolnikov, est d’ailleurs un lecteur assidu de Dostoïevsky, tout comme Woody Allen à en croire une partie la trame du récit qu’il lui « emprunte ».
La réalisation de Woody Allen a ici l’élégance perfide de son personnage principal. Le film, d’une noirceur inhabituelle chez le cinéaste, s’achève par une balle de match grandiose au dénouement d’un rebondissement magistral qui par tout autre serait apparu téléphoné mais qui, par le talent de Woody Allen et de son scénario ciselé, apparaît comme une issue d’une implacable et sinistre logique. Un match palpitant, incontournable, inoubliable. Un chef d’œuvre de cynisme, le témoignage d’un regard désabusé et d’une grande acuité sur les travers de notre époque, cynique parfois malgré elle... Malgré elle ?
Germanopratine
Où voir Match point à SAint-Germain des Prés? Au MK2 Odéon: 10H50(Samedi, Dimanche),13H50,16H30,19H15,21H55. Film:15 minutes après
22:05 Publié dans Film de la semaine | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Paris
Remise du prix de Flore le 8 novembre
Saint-Germain des Prés, quartier emblématique des éditeurs. Le café de Flore, lieu emblématique de Saint-Germain des Prés. Les deux ne pouvaient que se rencontrer. Ainsi, depuis 1994, le prix de Flore récompense un jeune auteur au talent prometteur.Les critères de sélection sont l'originalité, la modernité et la jeunesse. Le jury est composé de journalistes et se distingue par son indépendance, sa liberté, son insolence.
PRECEDENTS LAUREATS
- 2004 Bruce Benderson Autobiographie érotique (Rivages)
- 2003 Pierre Mérot Mammifères (Flammarion)
- 2002 Grégoire Bouillier Rapport sur moi (Allia)
- 2001 Christophe Donner L'Empire de la morale (Grasset)
- 2000 Nicolas Rey Mémoire courte (Au Diable Vauvert)
- 1999 Guillaume Dustan Nicolas Pages (Balland)
- 1998 Virginie Despentes Les jolies choses (Grasset)
- 1997 Philippe Jaenada Le chameau sauvage (Julliard)
- 1996 Michel Houellebecq Le Sens du Combat (Flammarion)
- 1995 Jacques A. Bertrand Le Pas du Loup (Julliard)
- 1994 Vincent Ravalec Cantique de la Racaille (Flammarion)
Première sélection 2005
- Bayon : "les pays immobiles" (Grasset)
- Maurice G.Dantec : "Cosmos Incorporated" (Albin Michel)
- Régis Jauffret : "Asiles de fous" (Gallimard)
- Paul Jimenes : "La conquête de la Pologne" (Flammarion)
- Basile Panurgias : "Le Pinkie-pinkie" (Fayard)
- Alice de Poncheville : "La Martre" (L'Olivier)
- Frédéric Roux : "Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer" (Grasset)
- Laurent Sagalovitsch : "Loin de quoi ?" (Actes Sud)
Deuxième sélection 2005
- Régis Jauffret : "Asiles de fous" (Gallimard)
- Frédéric Roux : "Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer" (Grasset)
- Thomas Gunzig : "Kuru" (Au Diable Vauvert)
- Christophe Honoré : "Le livre pour enfants" (L'Olivier)
- Thomas Lélu : "Je m'appelle Jeanne Mass" (Léo Scheer)
- Joy Sorman : "Boys, boys, boys" (Gallimard)
Alors que François Weyergans vient d'obtenir le prix Goncourt 2005 pour "trois jours chez ma mère" découvrez le 8 novembre le lauréat du prix de Flore 2005...
Le site internet du café de Flore
Germanopratine
21:55 Publié dans Germanopratin littéraire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Paris
27.09.2005
"Lutétia" de Pierre Assouline
Depuis ce palace de la rive gauche dont il narre l’histoire de 1938 à 1945 par le prisme du regard du détective chargé de l’hôtel et de la sécurité de ses clients, on voit, on imagine, on ressent la montée des périls et on assiste avec effroi au glissement du monde vers la tragédie, vers l’innommable, vers l’irrationnel. Assouline a choisi délibérément le seul palace de la Rive Gauche, antre de l’intelligentsia, qui vit l’Histoire dont il fit partie intégrante se dérouler sous ses yeux. Avec lui tantôt horrifiés, tantôt fascinés nous parcourons les couloirs du Lutétia et découvrons les secrets qu’il recèle, les destins qui s’y croisent et qui basculent parfois. Par une sorte d’empathie et grâce au talent de son auteur, le lecteur a l’impression de ressentir la même impuissance que le protagoniste qui, confiné dans ce lieu, voit le monde dériver vers l’inéluctable tragédie. Avec lui nous voyons avec horreur l’Abwehr, le contre-espionnage allemand, prendre possession des lieux, transformer le symbole d’insouciance en celui de l’Occupation. Assouline aurait pu se contenter d’écrire un livre d’Histoire ou un roman mais toute la richesse et la singularité de ce livre résident dans le judicieux mélange des deux sans jamais que cela n’alourdisse le récit ou n’entrave le plaisir du lecteur. Le Lutétia devient un microcosme de la société française, cristallise les angoisses que connaît alors le monde terrassé par le joug nazi. Assouline nous transporte avec lui dans ce lieu, à cette époque troublée par ce roman à la démesure de son sujet, traité sans emphase grandiloquente mais avec pudeur. De surcroît, il a su créer un personnage nuancé, ambigu, qui aime les Allemands et l’Allemagne tout en haïssant les nazis. Il évite ainsi l’écueil du manichéisme, de la complaisance aussi. A l’image du Lutétia, tantôt lâche, tantôt courageux, aveugle puis lucide, le protagoniste oscille entre passivité coupable (puisque le Lutétia hébergea le contre-espionnage allemand) et engagement dans la Résistance presque malgré lui (le Lutétia hébergea les déportés alors appelés « rapatriés » après la Libération )Le Lutétia est ainsi un personnage à part entière d’ailleurs personnifié puisque chacun l’appelle Lutétia, emblème vivant et immortel, symbole d’occupation puis de libération, d’insouciance puis de tragédie, de liberté puis d’enfermement. Assouline esquisse une véritable Comédie humaine n’oubliant ni l’héroïsme, ni les petitesses que cette époque a engendrés. Le protagoniste est aussi épris de la comtesse Clary qu’il connaît depuis l’enfance et qu’il y croise fréquemment. Cette histoire d’amour ajoute un souffle épique et romanesque et enrichit encore le récit. L’histoire et l’Histoire se mêlent donc astucieusement : la guerre 14, le scandale Stavisky, l’Occupation, la déportation, la Résistance ont jalonné le parcours du protagoniste qui verra la guerre commencer puis se terminer, qui assistera à des actes de lâcheté et d’héroïsme, qui aimera, haïra, résistera…sans jamais quitter l’hôtel Lutétia. Nous y croisons Matisse, Joyce et son secrétaire Samuel Beckett ou encore André Gide ou Albert Cohen dont nous apprenons qu’il y écrivit le sublime Belle du Seigneur. Les illustres clients de ce lieu mythique qui jalonnent le récit en accroissent l’intérêt. Le Lutétia devient alors le cadre d’un huis clos tel un théâtre dans lequel se déroule une tragédie qui le dépasse, mais qu’il symbolise aussi. Assouline retranscrit avec minutie l’atmosphère de ce majestueux édifice qui sombre avec les heures noires de l’Histoire puis renaît avec la Libération. Il parvient à nous émouvoir et nous bouleverser et là où d’autres n’auraient réussi qu’un ouvrage historique didactique de plus, Assouline a signé un roman historique passionnant, édifiant, un livre hybride sur les méandres du destin et de l’Histoire.
Désormais quand je passe devant le somptueux édifice, je songe à toutes ces histoires qu’il a vu naître puis mourir, à ces destins dont il a assisté, impuissant, au basculement et je ne peux m’empêcher moi aussi de l’appeler à mon tour Lutétia en me prenant à rêver qu’une réponse murmurée provienne de l’imposante personnalité du Boulevard Raspail, témoin impassible de l'Histoire, qui me livrerait alors ses douloureux secrets…
Une germanopratine
11:30 Publié dans Livres germanopratins | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris Rive Gauche
25.09.2005
Editorial par une germanopratine fière de l'être
Une germanopratine
(photo ci-dessus, le jardin du Luxembourg,© une germanopratine)
18:50 Publié dans Editorial | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note








